Sommet de la francophonie à Kinshasa : y aller ou pas...

Publié le par ACOVIG association des Congolais pour la justice

Si François Hollande et Nicolas Sarkozy s'opposent sur à peu près tout avant le second tour de la présidentielle française, ils sont d'accord sur un point : ni l'un ni l'autre n'est partant pour aller au 14e Sommet de la francophonie, prévu du 12 au 14 octobre à Kinshasa. Depuis les élections calamiteuses du 28 novembre en RDC, les photos de la visite officielle de Sarkozy à Kinshasa, en mars 2009, ont subitement disparu du site officiel de l'Élysée. Si le président sortant est réélu le 6 mai, « il ne garantit pas d'aller à Kinshasa, confie l'un de ses conseillers. Cela dépendra des avancées en matière de démocratie et de droits de l'homme de la part du président Kabila ». Si Hollande gagne, la menace est encore plus sérieuse, vu les prises de position du candidat socialiste sur la démocratie en Afrique. Bref, à ce sommet, la France pourrait n'être représentée que par un second couteau.

Si Sarkozy ou Hollande boycotte Kinshasa, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, risque également de bouder le sommet. L'histoire va-t-elle se répéter ? En novembre 1991, à la suite d'un massacre d'étudiants commis par le régime Mobutu, François Mitterrand avait fait déplacer le 4e Sommet de la francophonie de Kinshasa au Palais de Chaillot, à Paris. À l'époque, le message de Mitterrand à Mobutu avait été transmis... par le président sénégalais Abdou Diouf, l'actuel secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie.

Christophe Boisbouvier


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