RDC: "Poli mais effacé" kabila

Publié le par ACOVIG association des Congolais pour la justice

"À force d'emprise sur un exécutif évanescent, Katumba était devenu tout-puissant.

La prise de pouvoir, le 17 mai 1997, transforme ce conquistador au pied levé en militaire de carrière poursuivant son apprentissage aux côtés du protecteur et ami, le chef du corps expéditionnaire rwandais, James Kabarebe. « Ils habitaient ensemble, le second avait de l'ascendant sur le premier », témoigne un voisin de l'époque à Kinshasa. « Kabila était accessible, sympathique et poli, mais effacé », ajoute-t-il. Après une formation express de six mois à l'académie militaire de Pékin, Joseph Kabila est rappelé par son père en juillet 1998 pour mener la deuxième guerre congolaise, engagée cette fois contre les anciens alliés.

En novembre 2000, le jeune général est pris en tenailles par les troupes rwandaises dans la forêt katangaise de Pweto. Un brillant banquier ayant travaillé en Afrique du Sud avant d'être catapulté par le Mzee gouverneur du Katanga, en avril 1997, lui sauve la mise en dépêchant sur place un hélicoptère. Augustin Katumba Mwanke entre de plain-pied dans l'histoire de son pays. Il ne quittera plus ni son protégé, ni les avant-postes de la scène politique congolaise. On connaît la suite. Partis du Katanga en avion, les deux hommes se posent en urgence sur l'aéroport kinois de N'Djili, durant la nuit du 16 janvier 2001, quelques heures après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila. Le lendemain, le fils hérite de la charge paternelle. Le 21 janvier, le gouverneur fait sa première apparition publique lors des funérailles nationales. Plus rien ne les séparera jusqu'à la mort de ce Mazarin congolais dans un banal accident d'avion qui s'est écrasé en bout de piste, le 12 février à Bukavu.



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