Manœuvres politiques- Boshab, Lumbi, Koyagyalo, Minaku, Bahati… Kamerhe, Kengo, Fayulu, Kiakwama : ces hommes attendus dans les institutions

Publié le par ACOVIG association des Congolais pour la justice

L’heure est aux grandes manoeuvres politiques. La nomination ou l’élection, c’est selon, de principaux animateurs à la tête de différentes institutions nationales est en ordre utile dans les états-majors des partis politiques. Tant au sein de la mouvance présidentielle que de l’opposition. Tous les scenarii tournent désormais autour de certaines personnalités de plus en plus incontournables.



Bien au contraire, l’on vit en ces moments l’heure de grandes manoeuvres politiques pour la désignation ou l’élection de principaux animateurs de ces institutions nationales. Si au niveau de la présidence de la République le problème ne se pose pas avec la réélection du Joseph Kabila Kabange, il s’agit maintenant de trouver des personnes qu’il faut pour la présidence du Bureau définitif de l’Assemblée nationale et ses proches collaborateurs, le poste du Premier ministre, et pour le chef de file de l’Opposition.

Il est vrai que ces élections, ou mieux ces désignations seront très suivies dans la mesure où elles vont se dérouler au moment où l’on s’attend incontestablement à la recomposition du pré-carré du président de la République. Mais devant des défis à relever, des paris à tenir et des périls qui menacent la République démocratique du Congo, le choix de principaux animateurs des institutions n’est plus une question électorale à l’image de celle du 28 novembre 2011. C’est désormais un problème national, de compétence, de haute responsabilité politique et morale, de l’unité et cohésion nationales.

L’on dirait mieux : il faut des personnes de poigne pour faire des institutions nationales des institutions fortes dans cette perspective de disposer d’un Etat fort. Des personnes qui ont une idée exacte de véritables enjeux nationaux, régionaux et internationaux pour que la RDC soit incontournable et devienne une interlocutrice valable. C’est-à-dire, un Etat compétitif sur le plan politique, économique, social, sportif et culturel.

Les hommes en vue
C’est dans cette réflexion de choix de personnes que certains noms sortent du lot. Tant du côté de la mouvance présidentielle que de celui de l’Opposition. Dans le camp présidentiel, il s’agit de :
1.- Professeur Evariste Boshab : ancien chef de cabinet du chef de l’Etat, ancien président de l’Assemblée nationale, secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, PPRD, Evariste Boshab est compté parmi les personnalités qui pourraient être nommées Premier ministre. Il est à la tête d’un grand parti qui dispose d’un plus grand nombre de députés et se trouve être le pivot du camp présidentiel. Il est cité parmi ceux que le président de la République pourrait appeler auprès de lui dans ce mouvement de reconstitution du pré-carré du président de la République.

2.- Pierre Lumbi : conseiller spécial du chef de l’Etat en charge de la sécurité, il est président national du Mouvement social pour le renouveau, MSR, deuxième force politique dans la mouvance présidentielle. Nombreux sont ceux qui croient qu’il garderait son poste avec des pouvoirs étendus. Il n’est pas exclu non plus qu’il devienne Premier ministre si jamais le président de la République trouvait une autre personne de son gabarit.

3.- Louis-Alphonse Koyagyalo : ancien secrétaire exécutif de l’ex-Alliance de la Majorité présidentielle, AMP, aujourd’hui MP, il est actuellement vice-Premier ministre et ministre des PTT. Flegmatique, il a su s’attirer la confiance du chef de l’Etat de par son efficacité. Qu’il ait été « représentant personnel du chef de l’Etat » en plusieurs circonstances nationales, cela n’échappe pas du tout à l’attention des observateurs sereins. Pas du tout surprenant qu’il soit parmi ceux qui joueront les premiers rôles, particulièrement à la Primature. Pourquoi pas aux côtés du chef de l’Etat toujours dans cet élan de reconstitution du pré-carré du président de la République.

4.- Aubin Minaku : secrétaire exécutif de la majorité présidentielle, on dit de lui qu’il a une intelligence fine. Preuve : son ascension fulgurante en si peu de temps dans les sphères politiques. Les rumeurs le donnent partant parmi les futurs candidats à la présidence de l’Assemblée nationale, institution qu’il maîtrise bien en tant que député. Mais il n’est pas du tout écarté qu’il soit choisi comme Premier ministre.

5.- Modeste Bahati : on le donnait déjà partant. Mais son parti AFDC vient de le lancer dans la course en recueillant un bon score lors des législatives 2011. Un score qui fait de ce parti la troisième force de la mouvance présidentielle avec 17 députés et 2 indépendants. Or, à en croire des rumeurs concordantes, le plafond aurait été fixé à 10 députés par parti pour prétendre à des postes ministériels. Il est incontournable.

Ce sont-là les hommes en vue de la Majorité présidentielle.

L’Opposition regorge en son sein des personnalités tout aussi valables. La priorité aujourd’hui dans ce camp est de disposer d’un « Chef de file de l’Opposition ». Certes, les choses se compliquent avec la décision prise par l’UDPS de boycotter la présente législature tant qu’elle n’aura pas eu gain de cause. Quoiqu’il en soit, il existera toujours une Opposition. Mais sera-t-elle à mesure de jouer le contre - poids ? La réponse revient aux personnalités suivantes :

1.- Vital Kamerhe : président national de l’Union pour la nation congolaise, UNC, ancien président de l’Assemblée nationale, Kamerhe a mené une campagne électorale époustouflante. Candidat malheureux à la présidentielle, il ne s’avoue toujours pas vaincu. L’on ne serait pas surpris qu’il pose sa candidature en tant que chef de file de l’Opposition.

2.- Léon Kengo wa Dondo : jusqu’ici président du Sénat. En attendant la fin de son mandat, il assume la présidence de l’Union pour les forces du changement, UFC. Un homme d’idées, charismatique, il a cette capacité de mobiliser l’Opposition autour de certaines valeurs pour faire le contrepoids.

3.- Martin Fayulu : président national de l’ECIDE, il est jusqu’ à preuve du contraire l’un des ténors de l’Opposition qui soutiennent Etienne

Tshisekedi. L’on ne serait pas du surpris qu’il s’engage à poursuivre l’action menée avant, pendant et après les élections pour que l’Opposition ne perde pas les pédales.

4.- Gilbert Kiakwama : intellectuel, l’honorable Kiakwama a brillé de mille feux pendant la dernière législature grâce à ses interventions pertinentes et remarquables, car d’une valeur absolue. Avec cette expérience acquise, nombreux sont ces collègues qui voient en lui l’une des personnalités politiques constantes de l’Opposition. Il l’aura mérité si on le nommait chef de file de l’Opposition, dit-on dans ces milieux.

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Publié dans Infos Politiques

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